Voici quelques extraits d'un livre qui aide les jeunes hommes à se tenir en société!! Nous y apprenons le maintien de tout le corps, la tete, les oreilles, du visage,...mais aussi comment bailler, cracher, tousser,...et oui à l'époque faire un "vent" en société est tout un art!!!
Nous allons commencer par l'habillement :
La propreté et la mode des habits
"La propreté dans les habits est une des choses qui regard le plus la bienséances : elle sert même beaucoup à faire connaitre l'esprit et la conduite d'une personne ; elle donne ausi souvent une bonne idée de la vertu qui n'est pas sans fondement.
Pour que les habits soient propres, il faut qu'ils plaisent à la personne qui s'en sert, et qu'ils soient proportionnés à la taille, à son âge et à la condition.
Rien n'est plusmaiséant qu'un habit qui ne convient pas à la taille de la personne qui la porte ; celà défigure tout homme, paticulièremement lorsqu'il est ou trop ample, ou qu'ila plus de largeur ou plus de logueur qu'l ne convient à la personne qui s'en sert : il vaut mieux néanmoins ordinairement qu'un abit soit plus court et plus étroit qu'il ne doit être, que 'être ou trop large ou trop long.
Il faut ussi pour qu'un habi soit propre avoir égardà l'âge de la personne pour qui ont le fait : cor il n'est pas de la bienséance qu'un enfant soit vétu comme un jeune homme, ni que l'habit d'un jeune homme ne soit pas plus orné que celui d'un vieillard.
Il ferait, par exeple, contre la bienséance qu'un garçon de quinze ans fût vétu de noir à moins qu'il ne fût écclésiastique, ou qu'il ne fut diposât à l'être dans peu de temps.Il paroîtroitridicue qu'un jeune homme qui pense à se marier, eût un habit aussi simpl et aussi nu qu'un vieillard de soixante dix ans ; à ce qui convient à l'un n'est pas assurement porpre àl'autre.
Il n'est pas moins t conséquence que la personne qui fait faire un habit ait égard à sacondition : car il ne feroit pas séant qu'un pauvre fût vétu comme un riche et qu'un roturier voulût être habillé comme une personne de qualité.
IL y à de certains habits, comme sont des habits unis, d'un drap qui n'est pas fort fin, qui sont d'un usage commun, dont presque tout le monde, à la réserve des pauvres, peut se servir ; quoiqu'il paroissent plus de la ienséance que les artisants laissent les habits de drap pour les personnes qui sont d'une condition élevée au-dessus de la leur.
Pour ce qui est des habits qui ont quelques ornements, ils ne conviennent qu'à des personnes qui sont d'une ualité distinguée.
Un habit galonné d'or, ou d'une étoffe précieuse, ne sied qu'à une personne de qualité ; un roturier qui voudroit en porter un de cette nature, ferait moquer de lui ; outre qu'il feroit une dépense qui seroit sans doute désagréable à dieu, étant au dessus et ce que demande sa condition, et ce que ses falcultés lui peuvent premettre. Il seroit aussi tres indecent à un marchant de porter un plumet sur son chapeau et une pée à son côté.
La trop grande négligence dans les habits n'est pas moins à éviter, que la trop grande curiosité; ces deux excés sont également blamables : l'affectation est contraire à la Lo de dieu qui condamne le luxe et la vanité dans les habits et dan ls ornements extérieurs. L négligence dans les habits, est une marque, u qu'on ne fait pas attention à la présence de dieu ou qu'on a pas assez de repect pour lui, elle fait aussi connaitre qu'on n'a pas de respects pour son propre corps, qu'on doit cependant honorer comme le temple animé du Saint Esprit, et le Tabernacle ou Jésus christ à bonté de vouloir bien se reposer souvent.
Si on veut donc avoir un habit qui fait propre, il faut suivre la coutume du pays, et s'habiller à peu près comme les personne de sa condition et de son age. Il est cependant de consequence de prendre garde qu'il n'y ait ni luxe, ni rien de superflu dans les habits ; et on en doit retrancher tout le faste.
Ce qui peut le mieux regler la propreté des habits est la mode ; on doit indispensablement la suivre : car comme l'esprit de l'homme est sort sujet au changement, et que ce qui plaisoit hier ne lui plait pas aujourd'hui, on a inventé et on invente tous les jours des manières de s'habiller, pour satisfaire cet esprit changeant ; et qui voudroit s'habiller aujourd'hui comme on s'habilloit il y a trente ans, passeroit pour ridicule et pour singulier. Il est cependant de la conduite d'un homme sage de na juamais se faire distinguer en rien.
On nomme mode, la manière dont on fait les habits dans le temps présent ; on doit s'y conformer aussi bien dans le chapeau, dans le linge, que dans les habits ; il seroit contre la bienséance qu'un homme portat un chapeau à haut de forme ou à grands bords, lorsque tout le monde en a d'une forme basse et de petit bord.
il ne faut pas cependant donner d'abord dans toute les modes ; il y en a qui sont capricieuses et bizarre, comme il y en a qui sont raisonnable et bienséante : de même qu'il ne faut pass'oposer à celles-ci, on ne doit pas aussi suivre indiscretement les autres, qui ordinairement ne sont suivis que par un petit nombre de personne, et ne font pas de longue durée.
La règle la plus sure et la plus raisonnable touchant les modes et de n'en etre pas l'inventeur et n'être pas des premiers à s'en servir et de ne pas attendre qu'il n'y ait plus personne qui les suive pour les quitter.
Pour ce qui est des écclésiastique, leur mode doit être d'avoir un exterieur des habit conformes aux écclésiastiques les plus pieux, et les plus réglés dans la conduite ; suivant en celà l'avis que donne Saint Paul, de ne pas se conformer au Siècle."
fin du chapitre....
Prochain chapitre : "Le manteau,les gants, les bas, les souleirs, la chemise et la cravate" Tags :
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